AEREA est le premier volet d’un diptyque consacré à un objet qui, depuis toujours, a pour fonction d’exprimer l’idée d’appartenance et celle de dissociation, marquant la distinction entre un hypothétique « nous et eux » : le drapeau.
En constante proximité, comme s’ils faisaient partie d’une seule et même anatomie, humains et drapeaux émergent d’une épaisse obscurité, devenant l’unique moteur propulsant des images. Gris argentés, les drapeaux sont débarrassés de leurs signes et symboles, ramenés à leur essence esthétique. Un point zéro, sans aucune connotation, dans lequel tout peut apparaître, commencer ou disparaître. Comme appartenant à un passé proche ou lointain, des silhouettes spectrales prennent forme dans un ballet de dévoilements, évoquant un lien étroit et ancien entre deux objets textiles, un drapeau et un linceul.